L’auteure

Pourquoi j’écris des livres?

Après une carrière de Professeure agrégée de Lettres (j’ai  enseigné de 1971 à 2004 au Lycée la Martinière-Duchère à Lyon),  et après avoir animé des ateliers d’écriture pendant une dizaine d’années à Lyon et à Écully, je vis en Provence où je me consacre à l’écriture.

Quand écrire devient une nécessité, il faut prendre la plume. Quand remontent à la surface des souvenirs enfouis et des questions restées sans réponse, quand le monde vous envoie sa violence ou ses espoirs au visage, il faut écrire. Pour soi. Ecrire ce qui vient. Sans ordre ni jugement, étonnée de découvrir ici ou là l’universel au cœur de l’intime. Plus tard se posera la question du partage : trouver des lecteurs, éditer.

Dans Cinq zinnias pour mon inconnu, je fais revivre  Zinovij Jamkovij, patriote ukrainien qui lutta de 1917 à 1921 pour l’indépendance de l’Ukraine, et son épouse Maroussia, qui chantait pour oublier que la famine et la Terreur décimaient là-bas leurs proches. Tous deux choisirent la France pour enraciner leur descendance heureuse en terre de liberté. Pour moi, l’Ukraine sera toujours la terre de mes ancêtres maternels, la terre perdue de mes grands-parents.  En août 2015, je suis allée pour la première fois en Ukraine, j’y ai découvert de la famille…

Si Maïdan, cette révolution d’une jeunesse ukrainienne avide de démocratie, déclencha en novembre 2013 l’écriture de Cinq zinnias pour mon inconnu,  c’est le décès de mon père qui, me libérant d’un interdit, m’avait lancée littéralement à la recherche d’un autre inconnu, un autre homme dont je n’avais jamais entendu parler : un étonnant grand-père paternel, médecin de campagne dévoué, notable despotique et généreux aux mœurs patriarcales d’un autre âge.

Silences en forêt est le fruit de cette longue recherche menée en Grande-Lande, conjointement avec ma sœur Michèle Clerc. Démarrée en urgence en 2003, cette enquête occupa près de dix années de notre temps de vacances. Mais pouvoir dire désormais à nos enfants et petits-enfants qui furent leurs ascendants, n’est pas la moindre de nos satisfactions.

Aujourd’hui  que l’histoire de l’émigration de mes grands-parents maternels est écrite dans Cinq Zinnias, j’ai le sentiment, avec la publication de Silences en Forêt,  d’avoir fini de réparer quelque chose d’essentiel. Ces deux livres sont un signe de reconnaissance que je devais à mes parents. Mais ils ne sont pas que cela ! Pour le grand public, ce sont deux romans-enquêtes inscrits dans des  contextes historiques fouillés, passionnants, deux sagas  faisant vivre de l’intérieur l’exil, le déclassement mais la transmission de la mémoire et la dignité pour l’un ; et pour l’autre, l’étrange charisme d’un coq de village et la formidable résilience d’un orphelin de guerre.

Cinq zinnias a déjà reçu un accueil très favorable de mes lecteurs (dont les témoignages peuvent être consultés sur ce site). J’espère que Silences en forêt aura le même écho.

Un possible voyage. Tel est le titre qui s’est imposé à moi il y a peu… un titre qui m’a propulsée dans une nouvelle histoire ! Mon troisième roman est en cours d’écriture.

À lire aussi : Marie-France présente lhistoire de sa mére Lydia JAMKOVA-CLERC, arrivée en France en 1924 à l’âge de trois ans (ukraine-mémoire.fr)

 

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