Retours sur Silences en forêt

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Voici quelques commentaires que des lecteurs ont envoyés hors-ligne, sur les réseaux sociaux ou par courrier postal.



Après « Cinq zinnias pour mon inconnu », Marie-France Clerc publie une deuxième roman très réussi. De tous les événements tragiques qui ont affecté les membres de sa famille, cette auteure tire de magnifiques livres. Peut-être est-ce son secret de fabrique pour donner à ces récits passionnants un ton si authentique ? Dans  » Silence en forêt », l’auteure traque un secret de famille et nous emmène dans les landes à travers les années. Elle mène son récit comme une enquête, ce qui le rend passionnant. Elle nous fait aussi découvrir cette région, ses habitants et leur mode de vie à sa façon particulière et avec elle on s’interroge, mais pourquoi ? Les personnages qu’elle décrit sont terriblement humains et tout y est exposé avec une infinie pudeur. J’aime et je recommande…

Anne Dejardin, 30 mars 2016


 

« Je retrouve dans votre 2ème livre la forme si gracieuse et imagée du premier. Je note que le besoin de connaître un géniteur peut se répercuter sur les petits-enfants… Je vois que vous avez mis des photos au milieu : on procède donc toujours ainsi ? Ou bien est-ce parce que vous avez choisi cette méthode pour le papier-photo, et on peut aussi mettre des photos où on veut mais dans ce cas elles apparaissent sur le même papier à grain que celui du texte ? » 

Sophie Naumiak, 29 janvier 2019


 

Une nostalgie de l’innommé.  J’ai été très sensible à cette sensation du vide, le vide comme le nœud de la quête, et qui se révèle un trop-plein : le désir de savoir avait déclenché une boulimie : « je m’acharne et mépuise et je n’en sais jamais assez » ; ce vide crée la nostalgie de quelque-chose d’innommé: « Comment peut-on regretter ce qu’on ne connaît pas ? » N’est-ce pas plutôt un trop-plein déversé par les générations précédentes ? La quête de Natalie est de mettre les mots sur ce passé encombrant qui n’est finalement pas le sien, de mettre en mot cette connaissance uniquement viscérale et intuitive qu’elle a reçue enfant et de la transmettre.

Catherine Bonafé, 12 avril 2016


 

D’emblée : Je connais un peu – assez bien – les Landes, (les ayant traversées en train pour aller de Versailles à Bordeaux chez ma grand-mère), puis en voiture à Bordeaux, Pau, Toulouse, Montauban, Agen, etc. et par des séjours à Lacanau, Le Moutchic…

Mon oncle Bernard Charbonneau (pionnier de l’Ecologie), géographe et historien, nous avait un peu initiés à l’esprit landais – sans oublier Mauriac !!!

J’ai senti une présence plus libre, plus proche de ta vie vécue – sans aucune indécence bien sûr – peut-être du fait de ta relation avec ta sœur intégrée au récit de la quête.

L’histoire elle-même des parents de ton père est très forte : 

– par le contraste entre la brièveté de la relation amoureuse concrète et la durée de ses effets, eux-mêmes opposés chez les deux amants parents : fidélité du cœur chez Madeleine relayée par le rappel constant de sa mère en colère ; déni, oubli, rejet de Victor : le regret tardif qui est évoqué à la fin est-il « avéré » ?

– par l’évocation en filigrane, très subtile mais insistante, du reste de la famille landaise.

Le milieu landais, clivé socialement, et étouffé et étouffant humainement, est très fermement présent tant à travers des analyses averties que des scènes fugaces très parlantes.

J’ai particulièrement apprécié l’évocation de la toute-présence de la forêt de pins, soit lors des marches à pied, soit par le défilement depuis le train (c’est virtuose par moments!!!).

Au bout du compte, la personne de ton père émerge hors du secret, vivante malgré et grâce à « tout ». Merci à toi pour toi et ta famille, pour lui et eux ses parents et pour nous aussi tes lecteurs. Je pense qu’écrire ces deux livres t’a fait du bien. Le flux de la vie nous aide à habiter le temps à notre juste place. Bien amicalement à toi. Quelle suite ? Si tu reviens à Lyon…

Marie-Louise Fleckinger, 28 janvier 2019


Une nostalgie de l’innommé.  J’ai été très sensible à cette sensation du vide, le vide comme le nœud de la quête, et qui se révèle un trop-plein : le désir de savoir avait déclenché une boulimie : « je m’acharne et mépuise et je n’en sais jamais assez » ; ce vide crée la nostalgie de quelque-chose d’innommé: « Comment peut-on regretter ce qu’on ne connaît pas ? » N’est-ce pas plutôt un trop-plein déversé par les générations précédentes ? La quête de Natalie est de mettre les mots sur ce passé encombrant qui n’est finalement pas le sien, de mettre en mot cette connaissance uniquement viscérale et intuitive qu’elle a reçue enfant et de la transmettre.

Catherine Bonafé, 12 avril 2016


 

Une nostalgie de l’innommé.  J’ai été très sensible à cette sensation du vide, le vide comme le nœud de la quête, et qui se révèle un trop-plein : le désir de savoir avait déclenché une boulimie : « je m’acharne et mépuise et je n’en sais jamais assez » ; ce vide crée la nostalgie de quelque-chose d’innommé: « Comment peut-on regretter ce qu’on ne connaît pas ? » N’est-ce pas plutôt un trop-plein déversé par les générations précédentes ? La quête de Natalie est de mettre les mots sur ce passé encombrant qui n’est finalement pas le sien, de mettre en mot cette connaissance uniquement viscérale et intuitive qu’elle a reçue enfant et de la transmettre.

Catherine Bonafé, 12 avril 2016


 

Quel polard, et quelle plume ! Quand on comprend (très vite) de qui « Isabelle » est la doublure, l’intérêt n’en est que plus avivé ! Merci pour cette enquête qui passionne le lecteur mais qui représente sûrement des épreuves douloureuses pour « l’enquêtrice ». Merci aussi pour cette fresque qui décrit sans doute tant de situations non-dites, et de lourds secrets, dans les familles françaises (et autres). L’être humain a besoin de connaître le terreau dans lequel il plonge ses racines, fût-il sombre et douloureux, et sur plusieurs générations : c’est ce qui constitue ses bases culturelles et son intelligence intime (n’est-ce pas ce que nous avons touché du doigt avec les Quechuas au Pérou ?)… L’intérêt actuel de beaucoup pour la généalogie (facilité par les accès numériques) le révèle tout à fait, d’autant que la vitesse des changements s’accélère sans cesse. Autrefois, chacun connaissait une « révolution » dans son existence. Aujourd’hui, ce sont des changements ininterrompus à grande vitesse… Qu’est-ce que tout cela va donner avec l’évolution des références familiales (familles monoparentales, recomposées 2 ou 3 fois…) ? Le silence sera-t-il de rigueur ? Ou le bruit obscurcira-t-il la pensée ?

Michel Gauvry, 7 janvier 2019

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