Retours sur Cinq Zinnias

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Un précieux travail de mémoire. Dans ce récit très émouvant, vous nous faites partager le destin douloureux de votre famille contrainte de fuir la révolution de 1917 pour s’exiler vers la France. Histoire d’une émigration et d’une intégration réussies, ce livre témoigne également des injustices subies par des millions d’Ukrainiens, victimes du totalitarisme. Sachez que ce précieux travail de mémoire et de transmission, que vous effectuez  auprès des jeunes générations vous honore.

Anne Hidalgo, Maire de Paris, 30 mars 2016


 

Beauté et amour.  On entre lentement dans l’histoire. C’est un livre sombre. Mais en le lisant, il est plein de soleil. Deux mots le caractérisent : beauté et amour. J’aime bien cette position de grand-mère dans les dialogues avec les enfants (qui sont pour le moins doués !) car on entre ainsi dans l’histoire de l’Ukraine. La chose la plus intéressante, c’est que tu as l’exil en héritage…tu es la troisième génération. Il y a aussi des beautés d’écriture : le rêve, l’enfant sous la table…et quand on pénètre la douleur des grands-parents et de Lydia…

Anne Cateland, 1er avril 2016


 

Une nostalgie de l’innommé.  J’ai été très sensible à cette sensation du vide, le vide comme le nœud de la quête, et qui se révèle un trop-plein : le désir de savoir avait déclenché une boulimie : « je m’acharne et mépuise et je n’en sais jamais assez » ; ce vide crée la nostalgie de quelque-chose d’innommé: « Comment peut-on regretter ce qu’on ne connaît pas ? » N’est-ce pas plutôt un trop-plein déversé par les générations précédentes ? La quête de Natalie est de mettre les mots sur ce passé encombrant qui n’est finalement pas le sien, de mettre en mot cette connaissance uniquement viscérale et intuitive qu’elle a reçue enfant et de la transmettre.

Catherine Bonafé, 12 avril 2016


Votre livre me bouleverse. Je fais une coupure, je prends du recul, j’ai le sentiment de lire ce que j’aurais aimé écrire. Les mots, les silences, les secrets gardés sont mon histoire. Votre livre me bouleverse, il exprime tout ce que j’ai  ressenti… Des retours en arrière sur des pages lues et soulignées parfois…des mots, des phrases qui me ramènent à mon histoire mais surtout à mes propres émotions et sentiments. Ce qui me touche dans votre livre est que si je l’avais écrit, j’aurais aimé le faire de cette manière. J’ai 55 ans mais déjà 3 et bientôt 4 petits-enfants. J’aime cette grand-mère en vacances et ses échanges avec les petits. Je me retrouve en elle.

Elvire Karmalecki-Sauce, 13 mai 2016


Un roman pour recoudre le temps. Ainsi, nous allons suivre la trame du roman sur cinq générations et la navette s’anime sous l’impulsion affectueuse de Natalie qui éprouve l’impérieuse impatience de « recoudre le temps », de réparer ce que l’Histoire a déchiré. Avec les mots de son livre, elle nourrit le projet de mieux définir sa propre place dans la lignée des générations et par la parole libérée chaque soir, elle nourrit ses petits-enfants des souvenirs indispensables à chacun d’entre nous désireux d’approcher du trou noir… de ses origines, de la recherche de la vérité. Une fois posé le canevas dans ses directions spatio-temporelles (époque, générations, héros, acteurs, adjuvants, lieux), le lecteur découvre une écriture riche, dynamique grâce à un « montage » pertinent. C’est grâce à cette technique cinématographique que la narratrice pousse le lecteur – en un rien de lignes – d’une description terrifiante (les loups derrière la troïka) à l’actualité ukrainienne d’août 2014 transmise par mails, puis elle le plonge dans la piscine de la maison provençale où elle garde et instruit ses deux petits-enfants. »

Jeanne Ménassé, 18 mai 2016


L’auteure en quête de vérité. Les évènements récents de 2013 – 2014 à Maïdan incitent Natalie à faire des recherches sur son histoire familiale pour la transmettre au jour le jour à ses petits-enfants. Ce récit est très pudique. Il est chargé d’émotion, de sentiments contenus et est traduit avec légèreté par le biais des deux enfants aimants et confiants en vacances avec leur grand-mère Natalie, la narratrice. Les petits faits du quotidien sont autant d’éléments catalyseurs des souvenirs. Les événements douloureux du passé nourrissent un présent que les grands-parents de Natalie ont bâti sur des « bases heureuses  » mais impossibles à dissocier de l’exil. Ce récit est très bien documenté : il éclaire une intéressante tranche de l’histoire complexe et mal connue de l’Ukraine, il nous renseigne sur ses langues, ses habitants, son histoire surtout, marquée par des évènements tragiques… et rien n’arrête l’auteure en quête de vérité sur les disparitions, les massacres, la famine organisée dont furent victimes ses ascendants. En attente de réparation, Natalie se doit de témoigner.

Faïza Hihi, 23 mai 2016


Grâce à vous, j’ai recommencé à écrire. Merci d’avoir écrit un si beau roman, d’avoir partagé votre histoire, je pense, à travers le personnage de Natalie ! Je me retrouve entièrement à travers l’histoire de Natalie, j’avais l’impression de lire mon histoire. J’ai également fait beaucoup de recherche sur la vie de mes grands-parents, que je n’ai pas eu la chance de connaître contrairement à Natalie, j’avais donc plus de recherches à faire. L’histoire de Zinovij et surtout de Kost, son frère, était vraiment passionnante. Je voulais vous dire que grâce à vous, j’ai eu l’envie, le courage de commencer lécriture de la vie de mes grands-parents.

Nicolas Bogatirchouk, du 31 mai 2016


Une émotion bouleversante. Chère Marie-France Clerc, j’ai choisi l’écriture pour vous adresser toute ma sympathie pour votre roman. Transporté au fil de sa lecture par une émotion intense et bouleversante, j’ai été captivé par la similitude du sujet avec la propre histoire de mes parents ukrainiens.

Georges Lewada, 9 juin 2016


Naître à sa mémoire. Beau livre. Belle construction. Livre bien écrit. Ce qui est fort, c’est le thème de la transmission de la mémoire aux enfants. Très beau : que le fils naisse à la mémoire de sa famille en même temps que ses enfants !

Danielle Joyon, Un Livre au Village, La Cadière d’Azur, 14 juin 2016


Un secret mis en paroles. Ton livre est très intéressant , et la tension vers le dénouement m’a tenue  en alerte , j’ai bien aimé comment tu as abordé la question  du secret sur les origines  de sa famille et comme ce dernier peut avoir des  effets et conséquences sur les générations suivantes tant qu’il n’a pas été dévoilé et mis en paroles. Et j’ai aimé cette respiration dans le texte  avec les petits-enfants qui donne tout son sens à cette recherche.

Madeleine Cord, psychanalyste, 28 juin 2016

À quoi ça sert, un roman ? Je m’appelle Louis. Je suis né le 7 juin. Pour mes seize ans, mon grand-père m’offert un livre : « Cinq Zinnias pour mon inconnu ». Au Lycée, je préfère les maths, et puis, l’an prochain, c’est le bac de Français… alors j’ai quand même lu le livre, et je dois dire que j’ai plutôt bien aimé ! Ça parle de l’URSS – et ça m’a rappelé ce que j’avais appris en histoire sur la « guerre froide » l’an dernier en classe de seconde – mais j’ai appris plein de choses sur l’histoire de l’Ukraine que je ne connaissais pas. J’ai retrouvé aussi des choses que je connaissais déjà sur l’actualité de l’Ukraine.

J’ai bien aimé la description de la maison et du jardin avec les oliviers, la piscine… Les moments de la vie quotidienne, quand les personnages font la cuisine par exemple, sont faciles à lire, mais j’ai dû me concentrer pour suivre l’histoire quand le récit change d’époque ! Dans le livre, il y a des passages enfantins et ça contraste avec les passages qui concernent la guerre, la violence qui sont plutôt pour les adultes. La fin est assez émouvante : j’ai bien aimé l’enquête que Natalie mène pour retrouver son passé, et aussi quand elle retrouve Konstantin, même si on découvre alors des choses très tristes… c’est vraiment touchant. J’ai découvert ce qu’était la vie des exilés, Maroussia et Zinovij ont été très courageux, j’ai bien aimé quand la petite fille cachée sous la table écoute les histoires tragiques sur la famine en Ukraine. J’ai bien senti alors comment les populations ont été martyrisées par le régime soviétique.

À quoi ça sert, un roman ? J’ai trouvé que c’est bien de transmettre les souvenirs, c’est nécessaire même. Sans transmission, il y perte. Il faut garder le souvenir de Konstantin parce que c’est un brave homme qui sait pardonner. C’est bien… mais des fois, ça ne suffit pas, il faut agir autrement !

Louis Métaireau, lycéen, 20 juillet 2016


Nécessaire lumière. L’histoire est aussi faite de témoignages, voire de romans. Marie-France Clerc permet au lecteur d’avoir accès à la réalité humaine et politique des rapports entre l’Ukraine et la Russie puis à l’URSS, et aux évènements récents et actuels si difficiles à comprendre. L’auteure nous conduit, au rythme de compréhension de ses petits-enfants et de ses informations via les technologies modernes, à ce qu’a été l’histoire de l’exil de ses grands-parents… Le lecteur est touché par ce long périple, celui de l’exil, celui de la quête, des recherches et de l’impact inimaginable d’un drame sur plusieurs générations. Et le lecteur ressent bien que ce n’est pas fini, c’est aussi une alerte pour l’avenir et la nécessité de dire ou de raconter l’histoire.

Mireille Juglaret, 14 août 2016


Un livre à l’écriture juste et sensible, odorant comme la terre et cruel comme peut l’être le ciel. Un livre écrit aujourd’hui pour réinventer hier et se souvenir de demain, une mélopée aux accents lancinants flottant comme un ruban de douceur et de douleurs mêlées entre Provence et Ukraine, un récit sur l’exil et la transmission, une leçon de survivance à travers les enfances. Un livre chargé d’âme(s) qui dénonce, réhabilite et réconcilie, une quête de soi qui brave les bourreaux et défait les non-dits. Un livre comme un motif tissé au point d’amour filial, qui se répète à l’infini.

Sylvie Callet, décembre 2016

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8 réflexions au sujet de « Retours sur Cinq Zinnias »

  1. Ce livre est extrêmement touchant et joue sur deux plans aussi passionnants l’un que l’autre, le quotidien d’une grand-mère avec ses deux petits enfants (et quand le livre s’achève on est plein de regrets de devoir déjà prendre congé d’eux trois) et les événements historiques du passé ukrainien expliqués via les souvenirs d’enfance de l’héroïne concernant ses grands-parents. Un livre très réussi, tout en générosité.

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    1. Merci, Anne, de votre commentaire. Vous avez bien perçu l’intrication nécessaire des deux plans du récit: pour que la vie continue, les secrets du passé doivent être éclairés ! C’est ainsi que se transmet la mémoire d’une famille.

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  2. On ressent beaucoup de douleur en lisant cet ouvrage. Un destin tragique d’une famille, la vérité qui se cache dans les souvenirs de la petite fille et qui attend son moment pour ressortir. Merci pour votre travail qui je suppose n’a pas été facile, mais grâce à votre livre cette période de l’histoire ukrainienne ne sera pas oubliée.

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  3. On ressent beaucoup de douleur en lisant cet ouvrage. Un destin tragique d’une famille, la vérité qui se cache dans les souvenirs de la petite fille et qui attend son moment pour ressortir. Merci pour votre travail qui je suppose n’a pas été facile, mais grâce à votre livre cette période de l’histoire ukrainienne ne sera pas oubliée.

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  4. Bonsoir Marie-France,
    Je prends un petit moment pour vous exprimer mes remerciements pour m’avoir fait partager votre histoire à travers votre livre.
    Oui je l’ai aimé votre livre, et je veux le faire lire, pour que votre mémoire de ce passé se sème dans d’autres mémoires pour n’en rien oublier avec le temps. Le temps, le maître de ce récit, imperceptible fil conducteur de tous ces mots qui racontent Natalie avec intensité dans la légèreté et la douceur des activités d’été des enfants en vacances chez leur Mamie. Un beau récit pour tenter de comprendre une page d’Histoire dont je n’avais pas mesuré la gravité jusqu’à sa lecture. Merci pour cette lumière qui éclaire des événements tenus délibérément obscurs et que vous savez si bien révéler. J’ai été profondément et intimement touchée.

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  5. Je suis issue moi aussi de grands-parents immigrés. Eux, enfants espagnols, n’ont pas fui avec leurs parents la violence et la guerre, ils ont fui la pauvreté. Leurs parents ont voulu quitter leur pays pour donner à leurs enfants une vie meilleure. Eux aussi ont élevé leurs enfants pour qu’ils s’intègrent absolument à la société française, et mes grands-parents ont fait de même avec leurs propres enfants : 7. J’éprouve donc de la curiosité et de la tendresse pour leur histoire (je suis allée l’année dernière en Espagne dans la ville natale de ma grand-mère), mais je n’éprouve pas cette douleur que j’ai ressentie à la lecture l’histoire de Zinovij, de Maroussia et de Konstantin.
    Cette douleur est provoquée par ce sentiment d’injustice immense que ce peuple a enduré à l’époque, et encore aujourd’hui. Et pourtant, on comprend bien que la révolte n’est pas éteinte, que la fierté d’être ukrainien est encore vive…. Mais aujourd’hui comme alors, que font les autres pays pour aider l’Ukraine ? C’est insupportable. La loi du plus fort continue de régner en Ukraine comme ailleurs. Tous ces « disparus », comme en Argentine ou au Chili n’ont jamais été rendus à leur famille. Et tous les tortionnaires n’ont pas été punis : je n’ai pas la douceur de Konstantin.
    Malgré cela, le « roman » où « tout est vrai » est adouci par la présence de ces deux enfants innocents qui découvrent avec Natalie l’histoire de leur famille. Ils sont l’avenir, l’espoir, la mémoire future. Tout se transmet…
    Merci, cette histoire m’a énormément touchée.

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    1. Chère Madame,
      merci pour votre commentaire qui m’a beaucoup intéressée. En effet, vous n’avez aucun lien avec l’Ukraine mais ce livre a touché en vous la petite fille d’immigrés espagnols, et je vous remercie de votre témoignage. Vous m’éclairez aussi sur la dimension « douloureuse » de Cinq Zinnias: en effet, la situation politique de l’Ukraine, colonisée ou asservie pendant des siècles, et l’iniquité de l’actuelle guerre du Dombass expliquent ce sentiment. Votre réflexion sur le sort de tous les disparus victimes de régimes totalitaires, que ce soit au Chili, en Argentine ou en Ukraine, ouvre sur une compassion universelle et une prise de conscience politique qui sont également miennes: que faisons-nous pour que cessent toutes ces horreurs! Tel est bien en effet, le sens de mon livre… Très cordialement.MfC

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