Cinq Zinnias à Nice

Nice, 25 novembre 2017.

Merci à Irina Podyryako, Secrétaire,  et Taras Ostapchuk, Président de  l’Association FrancoUkrainienne Côte d’Azur pour leur invitation. Merci aux participants d’être venus en famille découvrir « Cinq Zinnias » ! Merci aussi au Père Mykola Hryvnak d’avoir accepté que cette présentation se déroule en l’église Sainte Jeanne d’Arc, à la suite de la Liturgie célébrée à la mémoire des millions de victimes de l’Holodomor.

Ce sont d’abord les jeunes élèves de l’école ukrainienne de l’Association qui viennent devant l’autel réciter avec ferveur des poèmes parlant de l’Holodomor. Tous sont très applaudis. Puis, je m’installe à ma table recouverte de rouchniks richement brodés.

C’est la première fois, merci Irina ! que je parle de « Cinq Zinnias » en traduction simultanée.  En effet, plusieurs personnes de l’assistance maîtrisent encore mal le français. Si l’Association Ukraine Côte d’Azur organise des évènements culturels, elle se consacre aussi  l’intégration des récents arrivants. Pourtant, ces personnes achèteront le livre pour leurs proches ou leurs enfants déjà scolarisés et qui parlent parfaitement notre langue.

Pendant qu’Irina traduit, j’ai le temps de réfléchir aux attentes du public et d’aborder une plus grande variété de thèmes que d’habitude. J’évoque tout d’abord la commémoration de l’Holodomor à Paris, dimanche 19 novembre. Une question fuse : pourquoi l’Holodomor n’est-il pas encore reconnu par le  Parlement Français ? Je n’ai pas de réponse.

Le thème de l’exil irrigue la rencontre, de même le grand silence de mes grands-parents sur tout ce qui concernait leur vie en Ukraine, silence que renforçait leur grand besoin d’intégration. Mais c’est de ce silence qu’est né mon désir d’interroger les archives, de lire quantité  documents, ouvrages savants, articles, témoignages, réponds-je à une jeune femme curieuse de connaître mes sources documentaires.

L’assistance s’intéresse à  ma découverte de l’Ukraine d’aujourd’hui, lors de mon récent voyage en Ukraine où je fais la connaissance d’un petite-cousin, Slavik, lequel  m’apprendra que  mon grand-père avait douze frères et sœurs dont je  n’avais jamais entendu parler… Et l’on rit quand je raconte que Slavik a eu très  peur que je ne sois un agent du KGB ! Mais on me questionne aussi sur cette Ukraine intérieure que j’ai portée cachée en moi toute ma vie et dont l’écriture du livre m’a permis de me libérer.

De mon côté,  j’insiste sur la nécessité de transmettre avec honnêteté le passé, et de faire la paix en soi (vaste programme),  afin de pouvoir aborder l’avenir.

On m’interroge aussi sur les différents endroits où je suis invitée, sur la réception de mon livre par mes lecteurs français ou mes lecteurs ukrainiens, et même par mes  enfants et petits-enfants. Les échanges se poursuivent dans la sacristie devant un apéritif fort sympathique : joie des jeunes enfants, sourires et  bienveillance de leurs parents, je me sens pleinement accueillie dans ce groupe chaleureux.

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