Cinq Zinnias à Carnoux-en-Provence

Le 30 mars, à l’invitation de Cécile Tonnelle, j’ai présenté Cinq Zinnias devant Marie-Antoinette Ricard, Vice-Présidente du Cercle Progressiste Carnussien qui m’avait accueillie, et les membres du groupe de lecture «  Katulu ? »  fullsizeoutput_1325

J’ai eu plaisir à raconter l’histoire de Natalie à ce groupe de lecteurs habitués à pénétrer dans l’univers particulier d’un auteur. Ainsi, la relation de Natalie et de ses petits-enfants, les difficultés de l’exil et de l’intégration, la transmission d’une mémoire familiale cachée ont d’emblée intéressé mes auditeurs. J’ai aimé dialoguer avec eux.

À « Katulu ? », nul n’ignore l’Ukraine !

La Révolution Orange, Maïdan étaient encore dans toutes les mémoires. Chacun se souvenait des manifestations et de la répression sanglante vues à la télévision… On m’a posé de nombreuses questions sur l’histoire de l’Ukraine, sur ses relations avec son proche voisin, sur la langue ukrainienne, sur la société actuelle, la vie politique ou l’organisation du système éducatif. À la demande générale, j’ai aussi parlé de la littérature ukrainienne, certains ont pris des notes sur Gogol, Chevtchenko, Kourkov !

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Une sensibilité particulière au thème de l’exil

Êtes-vous allée en Ukraine ? Cette question m’a permis d’expliquer le rôle de la mémoire familiale intériorisée par mon héroïne. L’exil était un thème trop douloureux pour qu’elle en parle en famille. Il était impensable de retourner dans ce pays perdu à jamais, d’ailleurs, tout avait disparu, on ne retrouverait plus personne, plus rien… Comme Natalie, j’ai toute ma vie ressenti l’interdit qui pesait sur ce passé : je n’ai pu me rendre en Ukraine qu’une fois écrit le dernier mot de mon roman.

La question de l’exil trouve en effet ici un écho tout particulier. Le 29 septembre 2016 à l’occasion du jubilé de Carnoux, le groupe « Katulu ? » a organisé une rencontre sur cinq livres traitant de l’exil, sujet sensible dans une ville créée par les rapatriés d’Afrique du Nord. (En 1957, des Français rapatriés du Maroc créent sur le territoire de Roquefort-la-Bédoule une localité nouvelle, Carnoux, où ceux d’Algérie seront accueillis à partir de 1962).

Des Carnussiens éclairés

« Katulu ?  » n’est pas un groupe de lecture ordinaire : j’y ai senti un réel intérêt pour l’Ukraine, une ouverture d’esprit particulière, reflet des valeurs portées par le Cercle Progressiste Carnussien. Cette association culturelle aux multiples activités s’est fixé comme objectif de développer la démocratie participative.

La rencontre s’est achevée autour du verre de l’amitié. Merci à vous tous, amis de Carnoux, pour cette belle rencontre !

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2 réflexions au sujet de « Cinq Zinnias à Carnoux-en-Provence »

  1. Je suis heureuse de lire le récit de cette soirée à laquelle je regrette de n’avoir pas pu assister. J’aurais adoré entendre l’auteure parler des auteurs comme Gogol, Chevtchenko en plus de son livre « Cinq zinnias pour mon inconnu… J’ai relu son livre une seconde fois. Je le conseille

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