Retours sur « Un possible Voyage »

Voici quelques commentaires que des lecteurs ont envoyés hors-ligne, sur les réseaux sociaux ou par courrier postal.


« Un savant nouage de l’histoire individuelle et de l’Histoire collective »

« Belle écriture , qui m’a tenue en alerte et donné envie de poursuivre. J’y retrouve cette fois encore, ce savant nouage de l’histoire des personnages avec l’Histoire, une belle entrée dans l’histoire de l’Ukraine qui peut passionner les Ukrainiens, mais aussi, bien sûr, les Français et même les élèves pour leurs cours d’histoire (car j’y ai appris plein de choses, l’auteure s’est très bien documentée!)

J’ai particulièrement aimé ce qui sous-tend, dans chacun des livres de Marie-France Clerc une écriture qui révèle des non-dits et des secrets de famille, et qui tient en alerte ma petite écoute psychanalytique: à quel point les silences, les non-dits peuvent être destructeurs pour les générations suivantes mais aussi porteurs d’avancées, de reconstructions lorsque un des membre d’une famille se met en recherche et tente d’explorer les zones d’ombre dans son histoire de ce qui avait pu rester caché, non dit, forclos! Cette traversée peut prendre des années, mais celui qui l’effectue, en sort agrandi, dans son être, individuel, affectif, psychique, social et ainsi la société toute entière s’en trouve agrandie. L’écriture de ce livre n’est pas sans lien avec ce que pourrait être un travail psychanalytique. Une superbe publication. »

Madeleine Cord, 28 juin 2020

Marie-France Clerc avec des exemplaires du roman Un possible Voyage
Marie-France Clerc avec des exemplaires du roman Un possible Voyage, La Cadière-d’Azur, juillet 2020

« Zinovij a eu raison de fuir les bolcheviques! »

Plus encore que dans « Cinq Zinnias », j’ai été bouleversée par les témoignages. Deux témoignages m’ont particulièrement touchée, celui de Laura qui raconte sa vie à sa fille Sofia, et essaie de lui faire comprendre qu’elle est née d’agressions sexuelles répétées. Le deuxième, c’est la venue de l’auteure dans le village où elle retrouve la famille de son grand-père Zinovij , grâce à une photo, et cette réflexion du cousin qui dit que Zinovij a eu raison de fuir en 1920.

Bien sûr, la fuite lui a permis de survivre, cependant au prix de souffrances morales, psychologiques, affectives… mais elle a aussi permis aux générations suivantes de vivre librement dans un pays libre et d’accéder à un niveau de vie impossible en Ukraine.

En y allant, l’auteure rend hommage à ses ascendants et à la branche familiale qui est restée là-bas, sans nouvelles pendant 75 ans. En y allant, l’auteure s’est confrontée à la misère, à la pauvreté actuelle, à cette idée que le choix de ses grands-parents a complètement déterminé sa vie.

Ce voyage en Ukraine a été pour elle un retour aux sources, même s’il a été difficile, un possible voyage ? impossible voyage ? (titre excellent). À chacun ses possibles… On ne peut être insensible à nos remous intérieurs, on est complètement porteurs de l’histoire de nos familles. Et cette histoire émerge à un moment dans notre vie et pour la « digérer », on doit faire quelque chose. A chacun, ses possibles.

Les rencontres avec Véra sont aussi des moments très touchants, avec sa réflexion sur la vieillesse, avec sa connaissance de l’histoire de l’Ukraine. Dans « Un possible Voyage », la petite histoire des familles rejoint la grande Histoire:  que de souffrances, que d’oppression, que de terreur… En Europe occidentale, on a peine à imaginer, à comprendre ces années de soviétisation… Un précieux témoignage !
 

Nicole Thillou-Fouassier, 7 juillet 2020


« Une écriture joyeuse, colorée et ensoleillée »

Je me suis laissée embarquer. J’ai effectivement voyagé ! J’ai aimé le début du roman qui part de cette goutte d’huile d’amande douce et la troisième partie où l’auteure rencontre sa famille, celle de son grand-père, une autre niveau social.

J’ai trouvé intéressant pour le lecteur l’analyse des vidéos dans l’après-coup et très émouvant le journal de Slavik. C’est un vrai réconfort car le lecteur ressent très fort la différence de niveau de vie. J’ai eu mal pour cette famille ukrainienne. Mais le journal de Slavik montre bien que ce qui compte pour lui, c’est la reconstruction du lien familial. Jolie idée la poignée de terre et l’achat d’un bout de terrain…

Après la lecture émerge pour moi l’incroyable exploit de l’auteure qui a rompu le silence et mit des mots sur les vies enfouies de sa mère et de ses grands-parents.

J’ai aussi aimé l’indéniable aisance d’écriture de Marie-France Clerc, une écriture joyeuse, colorée et ensoleillée. Et pourtant la tranche d’histoire vécue aurait pu être noire…

Anne Cateland, 4 juin 2020


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